DROGUEE, MALGRE MOI

J’essaie de refaire le film à l’envers, de savoir quand tout ça a commencé…

J’ai lu des choses à son propos sur Facebook et un blog. L’auteur bien sûr mais est-ce objectif ? Une privilégiée qui a été conquise de suite. Bon, des choses à faire et à lire j’en ai plein, alors j’ai remis à plus tard.

Et puis le plus tard s’est rappelé à moi quelques semaines après lors d’une commande sur Amazon. J’aime son style, j’aime ses mots, ça ne peut pas être un moment si désagréable finalement.

Ça a commencé comme ça, sans me douter que…

J’ai mis 24h pour ouvrir mon petit colis. Pas là, occupée, beaucoup de choses à faire…

Je l’ai ouvert un samedi soir avant de me coucher. Je l’ai emmené avec moi aux toilettes pour le découvrir rapidement pendant les quelques minutes de loisirs que je m’accordais.

J’ai aimé la couverture, toute douce, j’ai lu la 4ème de couverture (la page du derrière). Tout est dit et en même temps on ne sait rien. J’ouvre le livre pour lire quelques lignes au hasard.

Je lis la première page (page 9), puis une autre, puis encore une autre. Vite je referme. Ouf, je l’ai échappé belle, j’ai failli être avalée par le bouquin. Non mais sans rire ! J’ai failli tourner la page et après j’en suis sûre, j’aurais été foutue.

Je me couche. Là je m’empresse de finir le livre sur mon chevet afin de ne pas avoir plus de 3 livres débutés qui trainent en même temps.

Je m’endors. Je me réveille (avec une heure de sommeil en moins). Je suis occupée toute la journée. Fin d’après-midi, je me pose quelques minutes dans le canapé. Je prends le livre. Je recommence à le lire depuis le début, page 9, juste pour le plaisir.
Et dévore une cinquantaine de pages comme une affamée ! La réalité m’appelle, il faut que j’aille donner un coup de mains pour doucher les oursons.

La soirée passe, je suis à nouveau occupée. Vers minuit, je me prépare à me coucher mais je n’ai pas sommeil. Je me pose dans le canapé avec mon livre. Et là je suis happée comme une toxico en manque. Je ne peux plus m’arrêter, encore une page, encore une autre, toujours plus, encore, encore…

Ouf, la première partie de l’histoire qui te tient en suspens se fini. Vite je ferme. 1h20. Dans 5h40 le réveil sonne… Ça va piquer !!

Je m’endors vite épuisée, je refais un remake de ce livre dans mes rêves…

Je me réveille, me prépare, prépare les oursons, me prépare un thé pendant qu’ils petit-déjeunent. J’attrape le bouquin posé non loin. Et là au lieu de m’occuper d’eux, de leur parler, je lis quelques pages, comme on arrache un peu de légèreté à un amant de passage.

Je les dépose chez la nounou/à l’école et je rentre au plus vite ! Je me dis, si je fais vite, je peux en finir aujourd’hui, limiter les dégâts de cette addiction, reprendre ma vie comme avant… J’ai plein de choses à faire, je mettrai les bouchées doubles en sachant très bien que le temps ne se rattrape jamais totalement… Surtout quand tu dois passer des appels aux heures ouvrables. Je ne réponds plus au téléphone, je me coupe du monde…

Utopie… Les mots sont gravés dans ma tête, ils trottent, ils me questionnent…

C’est un roman mais on sent bien qu’il y a du vécu dedans. Et ses parents, en lisant, vont-ils prendre conscience de ce qu’ils ont fait, même inconsciemment, à leurs enfants ? En tant que maman, comment moi aussi je peux faire pour ne pas blesser mes enfants dans leur vie ? Et des dizaines d’autres questions tout aussi existentielles pour moi.

Et puis le livre parait environ 5/6 ans après les faits. Comment ça va aujourd’hui ? S’en sortent-elles ? Le PaPère est-il réapparu ? C’est quoi le prénom ? Celui au début du livre ou à la fin ? Y a-t-il un chéri pour vivre la vie à plusieurs ?

Bref, le livre est fini, on voudrait la suite, on voudrait encore une dose, un shoot, juste parce que s’arrêter aussi brutalement c’est dur, il faut être fort…

Merci Camille Anseaume pour ce merveilleux moment. Ah oui le livre c’est « Un tout petit rien »…

C’est une drogue douce, succombez-vous aussi…

Stéphanie – Addict

 

Pour continuer de planer, prolonger encore un tout petit peu le plaisir…

l’article de l’auteur

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6 réflexions au sujet de « DROGUEE, MALGRE MOI »

  1. « Et ses parents, en lisant, vont-ils prendre conscience de ce qu’ils ont fait, même inconsciemment, à leurs enfants ? » Votre billet est joli, j’ai, comme vous, adoré ce livre, bien sûr. Mais je ne suis pas d’accord avec votre remarque : les parents ont fait ce qu’ils ont pu et ce qu’ils devaient et pas du tout inconsciemment. Et d’ailleurs, vous avez vu qu’il n’y a jamais eu aucun fil de rompu avec la Camille du roman…Juste beaucoup de discussions dans des circonstances pas évidentes qui engagent l’avenir de leur fille. Pas simple, tout ça…

    • Merci à vous pour votre commentaire ! Je devine à celui-ci et à votre email que votre droit de réponse est tout à fait légitime. Vous avez vécu cette histoire, moi je l’ai interprété selon mon vécu à travers les mots de l’auteur. Les ressentis peuvent donc différer quelque peu. Selon moi, les choix de parents qui peuvent sembler juste peuvent blesser leurs enfants, sans qu’il y ait intention de la faire. Parents et enfants ont des visions souvent divergentes. Et d’ailleurs la Camille du roman comprend un certain nombre de choses quand elle devient mère à son tour. Mais j’ai ressenti de la peine à travers les mots, de ne pas être comprise à ce moment de sa vie. Ça ne veut pas dire que par la suite ça ne peut pas s’arranger… Comme vous l’avez justement souligné, avoir gardé le contact était essentiel pour cela. Je pense aussi qu’on ne dit pas toujours à ses parents que leur attitude à tel ou tel moment nous a fait de la peine et qu’il en reste des traces. Pour finir, je suis d’accord avec vous, être parent n’est pas simple, on fait au mieux, surtout avec un sujet comme celui-ci !!! Merci encore.

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