JE SUIS POUR ET CONTRE LA FESSÉE !

Régulièrement la question de la fessée fait débat, redevient un sujet d’actualité. J’aimerai y apporter mon éclairage et expérience personnelle.

Auparavant, je voudrai rajouter que les fessées sont souvent accompagnées de mots… Ces paroles violentes, de colères, insultantes, méprisantes, humiliantes, peuvent faire aussi mal, voire plus, que les gestes… Ça on n’en parle pas, et pourtant on devrait…

À chaque fois ça m’énerve cet affrontement stérile pro et anti fessées. Ça donne l’impression que les uns maltraitent leurs enfants ou que les autres leur laissent tout faire.

Pour ma part, mes parents avaient recours à la fessée, ou la spatule pour épargner les mains de ma mère, car il faut bien le reconnaître moi et mon frère étions particulièrement pénibles l’un envers l’autre (lui dirait que c’était à cause de moi… Il aurait probablement raison).

Pour autant, j’estime que je ne suis pas traumatisée, qu’il fallait bien ça pour nous faire comprendre les limites. Je n’ai aucun reproche à faire à mes parents.

Moi-même, quand mes fils sont bien chiants, qu’ils vont trop loin, il m’arrive de donner une ou plusieurs fessées.

licence Stéphane Lavoie

licence Stéphane Lavoie

Je ne trouve rien à redire. Ou plutôt je ne trouvais rien à redire.

En recherche d’une autre éducation, il y a quelques mois j’ai commencé une formation Faber et Mazlish sur l’éducation bienveillante avec comme thématique parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent.

Avec plusieurs parents on a réfléchi et travaillé sur comment accueillir les sentiments de son enfant, comment susciter sa coopération, remplacer la punition, encourager l’autonomie, utiliser les compliments et aider les enfants à se dégager des rôles qui les empêchent de s’épanouir.

Mois après mois, cette découverte a fait son chemin en moi, m’a fait comprendre que l’adulte que je suis, avec ses blessures personnelles, trouve sa source dans ces fessées, ces situations qui me semblaient si injustes, accentuaient ma colère, mon incompréhension, ma haine aussi, ou bien encore mon humiliation, ce qui ne m’encourageait pas à évoluer.

Cette formation utilise le jeu de rôle pour comprendre le ressenti de chacun dans chaque situation. Et se mettre à la place de l’enfant m’a fait réaliser et revivre des choses tellement néfastes pour bien évoluer.

J’ai mis cette méthode en lien avec mes fils et leur comportement actuel. Là aussi j’ai compris le mal que je leur faisais, que j’entretenais leur colère, un sentiment d’injustice, de défi, d’humiliation…

Tout l’inverse de ce que je veux pour eux.

Ah j’entends déjà les pro-fessées hurler au scandale. Il faut bien les éduquer, leur montrer les limites, les sanctionner…

Je les rejoins tout à fait. Et c’est là où je trouve que le débat est stérile et que la loi ne va pas résoudre le problème. Car à aucun moment on parle de solutions, d’alternatives.

Et oui, ceux élevés à la fessée, pas maltraité pour autant, qui ne connaissent que ça comme moyen pour évacuer leur colère, énervement face à une situation qui ne leur convient pas, comment peuvent-ils faire?

Lire ce blog certes 😉 , mais pour tous les autres? !

Alors je pense qu’il faut arrête de creuser les incompréhensions, car comme chacun parle un langage inconnu de l’autre et ne se comprend pas, on n’avance pas.

Proposons des solutions concrètes, des soirées partages entre parents pour les aider à prendre conscience, à trouver des moyens de canaliser leur colère, de l’exprimer différemment, de désamorcer les crises de leurs enfants.

Multiplions les articles de blogs, de presseS (TV, écrite, internet, radio…) afin que petit à petit, de façon pédagogique, les adultes entendent parler concrètement de bienveillance, d’éducation autrement et facile à mettre en place au quotidien…

Vous avez d’autres idées ? Mettez-les en commentaires !

Voici un blog qui vous aidera dans cette démarche : Le blog ScommC de Sandrine!

C’est un sujet qui me tient à cœur car à ce jour, même s’il m’arrive que mes vieilles habitudes reviennent par automatisme, je ne suis PLUS DU TOUT « pour » la fessée.

Ce qui crée des conflits dans mon foyer car papa moderne a trop facilement le réflexe fessées à mon goût (plus la violence verbale), ce que je ne supporte plus. Je me retrouve donc à être trop cool avec mes fils pour les aider à dépasser tous les sentiments néfastes qu’ils vivent.

J’espère que cet éclairage vous aidera et je ne peux que vous encourager à aller chercher des lectures, pistes et échanges pour aller plus loin.

Voici ma sélection pour l’occasion (en attendant les articles sur ma formation)

Pour finir, je n’en veux toujours pas à mes parents <3 !

macaron-rdv-educationC’était ma participation aux jeudis de l’éducation de WonderMomes !

Voici les thématiques d’autres super parents blogueurs : La découverte active, Les bases de la politesse, Les éducations à concilier, Les aider à suivre leurs rêves, Tour de magie pour les faire sortir du bain, Les 6 phrases stupides qui justifient la fessée, Trouver des astuces qui facilitent l’apprentissage, Les anniversaires, Éducation : chacun pour soi, La cohabitation bébé et chien, Les fabuleux livres de l’éducation bienveillante, Comment accompagner son ado aux examens, En terminer avec tétine et doudou.

Stéphanie – l’écoute plutôt que la violence

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14 réflexions au sujet de « JE SUIS POUR ET CONTRE LA FESSÉE ! »

  1. Je suis complètement anti fessée, et militante par-dessus ça ^^ Mais j’assume…. Pourtant ça n’était pas inné… pendant ma grossesse, je pensais comme tout le monde qu’une fessée ça ne faisait pas de mal, en ayant reçue petite.
    Et puis, mon bouchon m’a fait devenir une maman bien différente de celle que j’imaginais devenir… Jamais je n’ai pu imaginer lever la main sur lui… Et j’ai eu la chance de très vite m’entourer de mamans étant sur le chemin de la bienveillance… J’y ai trouvé ma place, et je vais même plus loin que la fessée, chez nous il n’y a pas non plus de punition ou de « coin »… C’est pas simple tous les jours, mais avec les bons outils je pense qu’on en est TOUS capables, seulement il faut le vouloir et admettre qu’on peut se tromper de route, accepter de se remettre en question 🙂
    Après je suis anti fessée, mais je n’irai jamais juger d’autres parents, chacun fait comme il peut (et non comme il veut…).
    Merci pour ton article 🙂 C’est par les expériences de chacun qu’on arrive à montrer qu’éduquer sans VEO est possible!

    Et je conseille à tous les parents de lire « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat, un livre simple et facile à lire!… « Au coeur des émotions de l’enfant » est super aussi, ainsi que « Parents Efficaces » de Thomas Gordon (celui là c’est ma bible ^^)

  2. Ah ben tient ça ressemble un peu à mon billet de la semaine dernière juste pour moi ça relève de la maltraitance 😉 mais chacun a son vécu et les mots pour l exprimer ça n en reste pas moins un geste de violence. Mais je ne porte aucun jugement 🙂

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  7. Mon vécu m’a rendue anti fessée ( j’en parlais sur mon blog la semaine dernière), j’y ai pourtant eu recours parfois après une grosse frayeur, et je me suis sentie mal après. Je pense que j’ai été traumatisée par la violence et l’humiliation subies dans mon enfance, car ça n’était pas une « bonne fessée sanction » comme diraient certains mais bien de la maltraitance physique et verbale. Je ne suis pas une maman parfaite ( loin de là) et je ne veux pas non plus rentrer dans des débats stériles. Simplement faire partager mon point de vue sur le sujet par rapport à mon parcours personnel. Merci pour ton article 🙂

  8. Bonsoir je suis pas pro fessée mais je pense que cela est parfois nécessaire pour les limites
    J’ai mis des fessée à mes enfants quand cela a été vraiment nécessaire
    Maintenant avant dans arriver à cette extrémité j’essaie de communiquer avec eux
    Voilà voilà je suis donc pour les 2

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  10. Bravo, enfin quelqu’un de sincère sur un sujet qui préoccupe beaucoup. Tu as admirablement bien dit ces choses qui dérangent, diffèrent selon notre vécu, nos histoires et même notre relation à nos poussins :-).
    Texte courageux, merci

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