QUE DEVIENT L’AMOUR AVEC NOS PARENTS QUAND NOUS GRANDISSONS???

Je reçois pleins de newsletters, emails comme tout un chacun. Je me suis abonnée à certains, d’autres ont du récupérer mes coordonnées je ne sais où!! Je fais du tri par le vide, j’en lis quelques uns, et puis celui-ci, je ne sais pas pourquoi, je voulais le lire. C’était court, le titre accrocheur.

Puis quand je l’ai lu, j’ai arrêté mon défilé mécanique d’emails, j’ai pris le temps d’y réfléchir, de penser à moi et mes parents. Comment avec le temps, l’amour que nous avons l’un pour l’autre s’est il caché, car il est toujours là c’est certain!! Cette pudeur, on refoule… Alors que nous sommes tout l’inverse avec nos petits…

Je vous laisse lire, on se retrouve après.

 

Sr Elvira a fondé la Communauté Cenacolo pour l’accueil des jeunes en difficulté, spécialement des jeunes drogués.

« Va chez toi – leur dis-je – et quand tu verras ton père au loin, tu cours, cours, cours à sa rencontre. Jette-toi alors dans ses bras et serre-le, serre-le très fort. Et pendant que tu le serres dans tes bras, tu dois compter, sans le lâcher, jusqu’à sept. Un… deux… trois… quatre… cinq… six… sept. Tu verras qu’au bout de quelques secondes, il cherchera à se séparer de toi, mais tu dois le serrer encore plus fort et alors, lui aussi te serrera plus fort. Ensuite, après ces sept secondes, tu le lâches et tu le regardes dans les yeux. Ton père pleurera. Tu pleureras. Tout le monde pleurera. Et tu auras fait que cet homme redevienne un père. »

Pendant ces sept secondes, on s’arrête et on se souvient de son propre vécu, et, surtout, les manquements du passé resurgissent. On embrasse à nouveau son histoire, ses racines, sa terre. Ce geste entre dans le cœur, parvient jusqu’aux entrailles et fait fondre même les cœurs les plus durs, donnant comme fruit la paix qui naît du pardon.

Francesco, à son retour, m’a raconté comme tant d’autres, radieux : « Elvira, quand j’ai vu arriver mon père, je me suis dit : “Francesco, si tu n’y vas pas maintenant, tu n’iras plus.” J’ai pris une longue inspiration et j’ai commencé à courir, je l’ai serré très fort dans mes bras. Je ne l’ai pas lâché quand il a voulu se séparer, j’ai compté dans ma tête jusqu’à sept en le serrant très fort… et tous les deux, nous avons pleuré comme deux bébés, en nous donnant le pardon. »

 (Extrait du livre L’étreinte, de Sr Elvira, EDB, à paraître)

 

Après coup je m’étais dit que quand je verrai mes parents à Pâques je tenterai! J’ai oublié, inconsciemment ou pas, et n’ai pas encore tentée l’expérience. Je ne suis pas droguée ou en rupture familiale mais comme beaucoup on a traversé des périodes de conflits et d’éloignements…

Alors quand j’ai retrouvé par hasard ce mail mis de côté j’ai pensé à vous !! et à eux !

Qu’en pensez-vous? aurez-vous le courage de le faire?

Stéphanie –

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